Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 23:49
Du 7 au 13 mars 2010
Cave Poésie René Gouzenne
05 61 23 62 00
cavepo@aol.com / www.cave-poesie.com


EDITO

Le poème chanté, le poème pris dans un chant, le poème qui n’appartient pas à celui ou celle qui l’a écrit, le poème ébranlé par le chant, bousculé, métamorphosé, où est-il aujourd’hui ? Qui le pratique ? Où vit-il ? La poésie contemporaine a déplacé les lignes de frontière entre poésie et prose ; elle est devenue infiniment multiple, prenant toutes sortes de formes qui la rendent indéfinissable pour beaucoup. Et le poème chanté en est devenu presque invisible. Pourtant des artistes continuent à faire entendre dans leurs voix d’autres voix que la leur, continuent cette « cérémonie » du partage dont parle Roberto Juarroz. Pour ce Printemps des Poètes, au-delà du thème couleur femme, nous voudrions donner à entendre comment la voix colore le poème par le chant, en commençant tout modestement un état des lieux des artistes qui chantent d’autres poèmes que les leurs et qui ont eux-mêmes créé les mélodies.
Philippe Berthaut

INFORMATIONS PRATIQUES

La Cave Poésie René Gouzenne
71, rue du Taur – 31000 Toulouse
Réservations et renseignements au
05 61 23 62 00
cavepo@aol.com
www.cave-poesie.com
La billetterie ouvre ses portes ½ heure avant le
début des spectacles et vos places sont
réservées jusqu’à 5mn avant le début de la
représentation.
Le règlement s’effectue le soir même.
TARIFS
Lundi 8 et Samedi 13 / entrée libre
Tous les autres jours / 12 et 8€
Séances lycées / nous consulter

PROGRAMME

DIMANCHE 7 MARS – 17h
Dans le cadre de la thématique « Couleur Femme » du
Printemps des poètes 2010
Emilie Perrin, accompagnée de Philippe Gelda
au piano, chante : Sylvie Plath et Zoé Valdès
Anissa Mohammedi, poétesse invitée,
accompagnée d’Henri Harteman au piano, dit
ses poèmes en français, arabe et kabyle
Equidad Barres, accompagnée de Rodrigo
Mosquera à la guitare, chante:
Federico Garcia Lorca, Louise Labbé…
LUNDI 8 MARS – 21h
Dans le cadre l’Université populaire de poésie directe,
proposée tous les lundis, par le CIAM et Serge Pey
[Entrée libre]
Philippe Berthaut, accompagné de Philippe
Gelda au piano, chante : Claude Barrère, Peter
Diener, Eugène Guillevic, Henri Heurtebise,
Federico Garcia Lorca, Gaston Puel, Pierre
Reverdy…
MARDI 9 MARS – 21h30
Philippe Berthaut, accompagné de Philippe
Gelda au piano, chante : Claude Barrère, Peter
Diener, Eugène Guillevic, Henri Heurtebise,
Federico Garcia Lorca, Gaston Puel, Pierre
Reverdy…
Gilles Méchin chante : Pablo Neruda,
Jean Sénac, Jules Supervielle, Jean Genet…
Jean-Marie Champagne, accompagné de
Philippe Gelda au piano, chante :
Christophe Tarkos
14h30 : Séances pour les lycées
50mn - suivie d’une rencontre
débat avec les artistes.
Séances ouvertes au public
Tarifs : nous consulter
MERCREDI 10 MARS – 15h et 19h30
Emilie Perrin, accompagnée de Philippe
Gelda au piano, chante : Sylvie Plath et Zoé
Valdès
Gilles Méchin chante : Pablo Neruda,
Jean Sénac, Jules Supervielle, Jean Genet…
Jean-Marie Champagne, accompagné de
Philippe Gelda au piano, chante :
Christophe Tarkos
JEUDI 11 et VENDREDI 12 MARS – 19h30
Môrice Benin, accompagné de Dominique
Dumont à la guitare, chante : Jean Biès,
René-Guy Cadou, Joseph Rouzel...
Bruno Ruiz, accompagné de Marc Dubezi
à la guitare et Damien Dumont au clavier,
chante: Michel Baglin
14h30 : Séances pour les lycées
50mn - suivie d’une rencontre
débat avec les artistes.
Séances ouvertes au public
Tarifs : nous consulter
SAMEDI 13 MARS – 19h30
Soirée libre où chacun est invité à apporter
un poème que les artistes présents sur
scène interprèteront. Sur inscription à la
Cave Poésie au 05 61 23 62 00.
[Entrée libre]
Artistes déjà pressentis : Emilie Perrin,
Emilie Cadiou, Philippe Berthaut, Bruno Ruiz, Philippe Gelda...
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Commentaires

«Omatge a Tolosa», imparfaite, présent, futur

«Ont es, los sap plan dire, Tolosa
los mots de la révolta
dins la joveneçatrevadoira
de Garona que desplegat»

Extrait du poème : «poème : «Tolosa melhorament»
Ecrit par Christian Saint–Paul.



Dame Clémence Isaure par Jules Joseph Lefebvre

Oh, Toulouse, ta brique, enchante nos façades
mais l’été, ton soleil, nous brûle tellement,
que seuls, en tes ruelles, trouvons havres de paix
et cherchons vainement, fontaines ruisselantes.
Cependant ton doré semble plus or que cuivre,
et Saint Sernin flamboie en sa place dressée.

Oh, Toulouse, pourquoi le pieux Saturnin
Alla t’il provoquer les dévots de Mithra ?
qui le lui firent cruellement payer,
en l’attachant à la queue du taureau,
rendu furieux, qui tira la victime pantelante
en Matabiau, hors les murs. Saturnin fut honoré du nom de Saint-Sernin.



Oh, Toulouse, cité des chevaliers « Faydits»,
qui surent firent front aux prétendus «croisés»
et fut si tolérante, aux «bons hommes» traqués.
Où le cruel, Montfort reçut la pierre au front
qui mit fin aux sièges, aux rapines et au martyr
du peuple Occitan et de son Gai Saber.

Oh, Toulouse, cité ville des trois ponts,
tu mis des siècles à dompter la Garonne en furie,
qui plusieurs fois fit un sort à tes arches,
et inonda les terres avoisinantes.
Garonne ne fut apprivoisée que par digues posées,
Et ta navigation malaisée interdit à tes fils la vocation marine.

Oh, Toulouse, dont le pastel fit l’or et embellit la ville.
Aux temps de renaissance, tes champs dorés fleurirent
et apportèrent en ville, richesses inconnues.
Et monsieur de Bernuy, Nicolas Bachelier,
ciselèrent la pierre de tes hôtels pour honorer les belles,
Clémence Isaure et aussi «Belle Paule», dame de Fontenille.

- Oh, Toulouse, fameuse ville de «fin amor»
Ici tes troubadours mirent l’ esprit en feu,
et de nos belles dames firent Reines de cœur.
Ce fut, Peire Vidal, fantaisiste et rêveur,
de peau de loup vêtu pour entrer chez sa belle.
Et Guilhem Figueira prompt à la polémique qui, dans ses «sirventes».
ferrailla contre Rome bien avant d’Aubigné.

Oh, Toulouse, hélas, qui ne sut pas choisir,
Parti de tolérance, chassa les «huguenots»,
vit périr périr Duranti et se couvrit de honte
quand au «temps des lumières», Calas y fut roué
de par l’arrêt rendu par huit des conseillers,
auxquels le vieux Voltaire fit honte à jamais.





Oh, Toulouse, qui sut suivre les vents nouveaux,
fit se lever en son sein, un peuple patriote.
D’un fils de boulanger, fit Général Dupuy,
Son club des jacobins dansant la Carmagnole,
sut veiller, à la fois, aux frontières envahies,
et du camp de Jales fit cesser les menées.

Oh, Toulouse, ville de petits boutiquiers,
d’artisans, de jardins, poussant drus aux «Minimes»,
Tu vis, le grand Jaurès, enseigner à «Marsan»,
et de sa voix puissante pareille au vent d’autan
dénoncer le sort fait à nos ouvriers
et dresser ses grands bras, face aux nuées de guerre.

Oh, Toulouse, des années d’entre-guerres,
tu vis s’élever haut, dans ton ciel, les avions,
de l’aéropostale, et Mermoz et Daurat.
Puis, dès juillet 36, le drame espagnol,
te fis blessure au cœur, du Peuple abandonné
et devenir plus tard la «ville rouge et noir».


Oh, Toulouse, jamais l’on ne sut t’occuper,
et c’est dans tes cafés, dans tes imprimeries,
que de tous jeunes gens tissaient furtivement
avec leurs tracts en main, l’esprit qui se libère.
vers la fin Raymond Naves, Verdier nommé « Forain »
furent assassinés; mais leur esprit survit.


Paul d’ Aubin ( Arrighi )
Avril 2010.
Commentaire n°1 posté par Arrighi Paul le 24/04/2010 à 17h02

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